La Sécurité

La pêche est le secteur d’activité le plus accidentogène en France. En 2019, on a compté en moyenne 75 accidents pour 1000 marins et 11 pêcheurs sont décédés suite à un accident du travail, selon les dernières statistiques de l’Institut Maritime de Prévention (IMP). La sécurité est donc un dossier suivi avec attention par le Comité des Pêches.

En la matière, le CDPMEM 56 participe avant tout à la prévention des accidents et à  l’amélioration des conditions de sécurité à bord des navires de pêche. Dans ce cadre il assure une veille réglementaire afin de connaître les nouvelles normes en matière de sécurité (que ce soit sur le contrôle de l’amiante à bord, les obligations d’affichage à bord d’un navire, les types de gilets de sauvetage réglementaires…) et informer les pêcheurs au besoin. Dans ce type d’action rentre également le suivi des rapports du BEAmer (Bureau d’Enquêtes sur les Evénements de Mer) rédigés après chaque accident maritime.

Le CDPMEM 56 accompagne également les professionnels dans la mise en œuvre de nouvelles réglementations. Ainsi la Division 226 -qui réglemente les obligations de sécurité sur les navires de pêche de 12 à 24 mètres- a-t-elle été modifiée en 2020 afin de récupérer, quelles que soient les conditions, aisément et rapidement, une personne tombée à la mer. L’IMP et les Comités des Pêches bretons vont assister les professionnels dans l’identification du matériel nécessaire (déjà à bord des navires ou à acquérir) et dans son déploiement.

Toujours en matière d’information et de communication, le CDPMEM 56 relaie auprès des professionnels les fiches conçues par l’IMP sur des sujets concrets : quel casque de protection pour les marins-pêcheurs professionnels, prévenir les accidents de travail à bord des caseyeurs, se protéger du bruit à bord des navires de pêche…

Enfin le CDPMEM 56 participe à des projets à long terme, tel que le programme PRECADEM qui vise à lutter contre les addictions dans le secteur de la pêche. Un programme mené en commun avec l’IMP, l’Observatoire Régional de Santé, l’Inspection du travail (DREETS), les régions Bretagne et Pays de la Loire et les Comités des Pêches de ces régions. D’autres structures publiques (comme la DIRM-NAMO ou le Service social maritime) et des associations de lutte contre la toxicomanie suivent également cette initiative. De même, le CDPMEM 56 a-t-il initié le programme SECUBORD dont l’objectif est de concevoir des exercices pratiques pour que les équipages sachent bien réagir en cas d’incendie à bord, de chute d’homme à la mer et d’abandon de navires.