La pêche à pied

La pêche à pied est une activité essentielle dans le Morbihan. Le département occupe la 1 ère place en Bretagne, et la 2 ème au niveau national, tant pour le nombre de professionnels que pour les quantités pêchées et la diversité des espèces ciblées.

Combien de pêcheurs ?

151 professionnels titulaires d’une licence et d’un timbre les autorisant à pratiquer la pêche à pied dans le Morbihan.

26 bénéficiaires d’une licence Pouce-pied

Quelles sont les espèces ciblées ?

La palourde et la coque sont les deux principaux coquillages ciblés par les pêcheurs.

Certains ramassent aussi des huitres et des moules sauvages, des pouces-pieds et des tellines.

Où se pratique l’activité ?

Le Golfe du Morbihan abrite les principaux gisements de palourdes.

Les coques se ramassent en Petite Mer de Gâvres, en ria d’Etel, dans l’estuaire de la Vilaine et en baie de Quiberon.

Belle-Île est le premier site pour les pouces-pieds, mais on en trouve également sur la Côte sauvage de Quiberon.

La telline se ramasse entre Penthièvre et Etel.

Les huitres et les moules sont principalement pêchées dans la presqu’île de Rhuys et dans l’estuaire de la Vilaine.

Quel est le volume de production sur le département ?

  • 303 tonnes de palourdes ont été pêchées dans le Morbihan
  • 110 tonnes de coques
  • 18 tonnes d’huitres
  • 14 tonnes de pouces-pieds

Comment est encadrée l’activité ?

Afin d’en garantir le caractère durable et responsable, la pêche à pied est très réglementée. Pour l’ensemble les espèces le nombre de licences est contingenté, le temps de pêche limité, la quantité pêchable et la taille minimale de capture strictement définies.

Par exemple, pour la palourde, un quota annuel de 130 tonnes a été défini sur le principal gisement, le banc de Truscat, dans le Golfe. La saison n’y dure que quatre mois (de juin à septembre) avec environ 50 journées ouvertes à la pêche. Les professionnels ne peuvent pas pêcher plus de 70 kg de palourdes par jour, à la main jamais avec un râteau. Ils doivent également respecter une taille minimale de 3,5 cm. Des zones sont aussi interdites à la pêche afin de protéger les zostères et les oiseaux.

Par ailleurs, le Comité Départemental des Pêches Maritimes du Morbihan réalise chaque année des prospections sur les principaux gisements afin de vérifier le bon état de la ressource et mettre en place des mesures de gestion adaptées. La qualité de l’eau est également l’une de ses principales préoccupations.