CDPMEM 56
CDPMEM 56
CDPMEM 56
cdpmem 56

Comité Départemental des Pêches Maritimes et des Elevages Marins du Morbihan

 

Les différents métiers

Du chalut au casier en passant par la palangre, quasiment tous les types de pêche sont pratiqués dans le Morbihan. Sur les 356 bateaux immatriculés dans le département, 85 pratiquent le chalut, 76 le filet, 70 la ligne ou la palangre, 64 le casier, 2 la bolinche et 59 un autre métier (essentiellement la drague à coquillages, le verveux à anguilles, le carrelet à éperlans, la pêche au pouce-pied).

 

 

 

LE CHALUT

Le chalut est un filet en forme de poche ou d’entonnoir, traîné au fond de la mer (chalut de fond) ou entre deux eaux (chalut pélagique). L’extrémité avant du chalut de fond est constituée d’un « bourrelet » lesté dans sa partie basse et d'une corde munie de flotteurs dans sa partie haute qui en assurent l’ouverture verticale. Le filet est précédé de deux panneaux qui assurent l’ouverture horizontale. Le chalut se termine par une portion cylindrique, le « cul du chalut » dont la circonférence et la taille des mailles sont strictement réglementées suivant les zones de pêche et les espèces ciblées. Le chalut de fond est utilisé pour pêcher les espèces démersales et benthiques, vivant près ou sur le fond, notamment la baudroie, le cabillaud, la langoustine, le lieu jaune, la sole, le rouget, le tacaud, la seiche.

Le chalut pélagique est adapté à la pêche en pleine eau. Traîné par un seul bateau, il est utilisé avec des panneaux divergents. Il peut aussi être traîné par deux bateaux évoluant parallèlement pour ouvrir le filet en grand sans panneaux ; on parle alors de chalutage en bœuf. Les espèces ciblées sont le bar, le chinchard, le maquereau, la dorade, la sardine, le thon.

LE CASIER

Les casiers sont des pièges rigides posés sur le fond le long d’une filière. Un appât placé à l’intérieur attire les poissons et les crustacés. Les casiers sont constitués d’une armature rigide recouverte d’un filet ou d’un grillage dans lequel est pratiquée une ouverture en entonnoir –la goulotte- qui laisse entrer l’animal mais l’empêche de ressortir. Les casiers sont sélectifs et respectueux de l’environnement. Les animaux ramenés à bord sont d’excellente qualité car ils sont peu manipulés et restent vivant dans le piège. Le casier est donc un modèle de pêche durable et responsable.

LE FILET

Le filet est un outil de pêche passif. Il est constitué de nappes rectangulaires tendues verticalement dans l’eau, tirées vers le haut par une corde munie de flotteurs et vers le bas par une corde lestée. Les poissons sont capturés par la tête ou l’avant du corps grâce à des mailles dont la taille varie selon les espèces ciblées et la réglementation.

Le filet maillant ne comporte qu’une seule nappe ; il est utilisé pour attraper les poissons qui se déplacent généralement en banc. Le filet trémail est constitué de trois nappes successives, les deux de l’extérieur ayant des mailles plus larges laissent passer le poisson qui est piégé par la nappe interne. Le filet trémail est utilisé pour pêcher quasiment tous les poissons de fond.

Les principales espèces ciblées par les fileyeurs sont la lotte, la raie, la sole, le turbot, le maquereau, le lieu jaune, le rouget, le grondin…

LA LIGNE

Cette technique se fait soit à la traîne soit à la canne. La première consiste à laisser traîner derrière un bateau évoluant à vitesse lente une ligne lestée et équipée de plusieurs hameçons dont la taille varie selon l’espèce ciblée. Elle se pratique le plus souvent dans des zones brassées et à forts courants ou sur des fonds rocheux. La seconde –plus fréquente chez les professionnels dans le Morbihan- suppose l’utilisation de plusieurs cannes en matériau composite avec ou sans moulinet. Les hameçons sont garnis d’un leurre artificiel (cuillère, poissons en plastique, plume) ou d’un appât vivant.

Les espèces ciblées sont plus particulièrement le bar, le lieu jaune et le maquereau.

LA PALANGRE

La palangre est un engin de pêche dormant qui comprend une ligne principale (ou ligne mère) sur laquelle sont attachés à intervalle régulier des bas de lignes (ou avançons) garnis d’hameçons appâtés. Il s’agit d’une des techniques de pêche les plus anciennes.

Selon les espèces ciblées, la palangre peut être soit flottante (elle flotte entre deux eaux grâce à des flotteurs accrochés à la ligne mère) soit de fond (la ligne principale est lestée et repose près du fond).

Les palangriers recherchent principalement le bar, le congre, le lieu jaune, le merlan et le merlu.

LA DRAGUE

La drague est un engin rigide utilisé pour la pêche aux coquillages. Elle est constituée d’une armature métallique sur laquelle est attachée une poche et d’une barre inférieure munie de lames ou de dents. Cette barre permet –outre le poids de la drague- de déterrer les coquillages enfouis dans les sédiments.

La pêche à la drague est restreinte aux gisements naturels marins de coquillages. Les espèces ciblées sont les coquilles Saint-Jacques, les vernis, les pétoncles noirs, les oursins, les praires et les palourdes.

LA BOLINCHE

La bolinche est un filet utilisé en surface pour encercler des bancs de poissons. Des flotteurs sont fixés à la partie supérieure tandis que la partie inférieure est lestée. La bolinche est mise à l’eau à grande vitesse pour encercler les poissons –préalablement détectés visuellement ou grâce à un sonar- le plus rapidement possible.

Une coulisse ferme la partie inférieure du filet qui peut ainsi retenir la totalité des poissons encerclés. Puis ils sont remontés à bord à l’aide d’une salabarde (une grande épuisette). Si le poisson capturé n’est pas celui recherché ou ne fait pas la taille voulue, la poche est rouverte et la totalité du banc est immédiatement libérée. Ce type de pêche favorise la qualité du poisson qui n’est pas étouffé.

La bolinche est notamment conçu pour la capture des poissons bleus comme le maquereau ou la sardine.

LE VERVEUX

Un verveux est un filet de pêche ayant la forme d’une longue nasse avec deux ailes. Il est amarré par ses deux extrémités au moyen de piquets ou avec un caillou posé à la tête afin de bien tendre l’engin. Des cercles rigides le maintiennent ouvert. Les ailes sont étendues de part et d’autre de la porte et maintenues sur le fond grâce à un lest. Des flotteurs de liège permettent aux ailes de se tenir écartés verticalement dans l’eau de manière à former un barrage pour les poissons. Lorsque la mer baisse, ces derniers –en remontant le courant- sont forcés d’entrer par la porte, de passer le goulet et d’être capturé dans le corps du verveux. Principalement utilisé dans le Golfe du Morbihan, le verveux cible l’anguille.

LES ÉLEVAGES MARINS


On parle d’élevage marin pour désigner l’élevage, dans des structures flottantes fixes, d’espèces marines ou un élevage situé en mer. A la différence de ce qui se pratique dans les pays scandinaves ou asiatiques, la production française reste majoritairement artisanale, offrant ainsi des produits de grande qualité. Les exploitations reçoivent des alevins de quelques grammes qu’elles nourrissent avec des aliments dont la composition (70% de végétaux et 30% de farine de poisson) couvre précisément les besoins nutritionnels de chaque espèce élevée. Les poissons nagent en permanence dans un milieu dont la qualité est soigneusement contrôlée afin de garantir la bonne santé –donc la qualité- de l’élevage. Le Morbihan compte deux fermes d’élevage marin, Aquastream et Jomier, spécialisées dans le bar, la dorade et la truite de mer.
TOP