CDPMEM 56
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Comité Départemental des Pêches Maritimes et des Elevages Marins du Morbihan

 

La pêche à pied

 

Loin d’être uniquement une activité récréative lors des grandes marées, la pêche à pied est aussi et surtout un métier exercé par 220 professionnels dans le Morbihan. Un chiffre qui place le département à la première place du secteur en Bretagne et à la deuxième au niveau national.

Le CDPMEM du Morbihan gère ainsi 775 activités de pêche à pied répartis sur dix espèces principales : pouce-pied, palourde, coque, moule, oursin, huitre, telline, crustacés, poissons, vers. Les principaux sites de pêche à pied se trouvent dans le Golfe du Morbihan, à Pénestin, Etel et en Petite Mer de Gâvres (pour les coques et les palourdes), à Belle-Île et sur les côtes de la presqu’île de Quiberon (pour les pouces-pieds), et tout le long du littoral morbihannais (pour les huitres).

En 2014, les pêcheurs à pied professionnels du Morbihan ont récolté :

  • pouce-pied : 52 tonnes ;
  • palourdes : 380 tonnes ;
  • coques : 23 tonnes ;
  • tellines : 1,2 tonnes ;
  • huîtres : 95 tonnes

S’installer comme pêcheur à pied professionnel suppose l’obtention préalable de trois documents : un permis de pêche à pied délivré par la Délégation à la Mer et au Littoral (DML) du Morbihan, une licence régionale de pêche à pied professionnelle délivrée par le Comité Régional des Pêches de Bretagne et, enfin, un timbre par espèce ou/et par site accordé par le CDPMEM56.

Des mesures sont adoptées chaque année pour favoriser la pérennisation et le bon état sanitaire et environnemental de chaque secteur et espèce de pêche, cela en collaboration avec l’administration maritime, l’Ifremer et les pêcheurs eux-mêmes. Ces mesures de gestion de la ressource passent par un respect de quota, de taille, de nombre de pêcheurs, de calendrier, de zones de déchargement et de types d’exercice de la pêche.

 
Dans le Morbihan,
la pêche à pied est essentiellement tournée vers les coquillages.
Photo: CDPMEM 56


Ceux-ci sont soumis à quatre facteurs primordiaux : le climat, la reproduction, l’environnement (la qualité des eaux en l’occurrence) et la quantité des prélèvements (tant par les pêcheurs professionnels que récréatifs). Si la pêche à pied professionnelle n’est réglementée que depuis 2001, son exercice dans le Morbihan est bien plus ancien. Ainsi la pêche à la palourde –essentiellement la palourde japonaise- date de plusieurs décennies. De même, la pêche des anatifes (l’autre nom des pouces-pieds) remonte aux années 40.

Cette espèce est « cueillie » de façon très particulière puisque le pêcheur utilise un marteau et un burin pour décoller des rochers des grappes d’individus, permettant ainsi une reproduction plus active et un engraissement des pouces-pieds non-pêchés. Quant à l’huitre sauvage, sa pêcherie s’est principalement développée depuis la crise qui a frappé l’ostréiculture en 2008.

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