CDPMEM 56
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Comité Départemental des Pêches Maritimes et des Elevages Marins du Morbihan

 

La filière aval

On a coutume de dire que le mareyeur est l’attaché commercial du pêcheur : les deux métiers sont interdépendants et ne vont pas l’un sans l’autre. Cette réalité est moins évidente depuis que les ventes traditionnelles à la voix ont été remplacées par des criées informatisées et interconnectées. Un changement qui fait que le poisson est acheté aussi bien par des mareyeurs locaux que par d’autres installés loin des ports de débarquement.

Mais revenons à la définition. Selon la Loi d’orientation sur la pêche maritime et les cultures marines du 18 avril 1997, est mareyeur « tout commerçant qui assure le premier achat des produits de la pêche maritime destinés à la consommation humaine en vue de leur commercialisation, et qui dispose à cet effet d’un établissement de manipulation des produits de la pêche. Cet établissement doit faire l’objet d’un agrément sanitaire ».

 

Photo: Thierry Creux - Ouest France

Le mareyage occupe donc une place essentielle dans la valorisation des produits de la pêche.  Il est le lien entre l’amont et l’aval de la filière. Sélectionneur des prises, le mareyeur s’impose comme le maillon indispensable de la chaîne du frais. Il achète directement les produits de la pêche maritime, les prépare (tri, éviscération, filetage…) et les vend aux distributeurs, restaurateurs, grossistes, poissonniers, en France comme à l’étranger.

Le mareyeur est donc un maillon incontournable de la filière pêche. Il assure le lien entre la production et la commercialisation. Il prépare les produits suivant les attentes du marché et en assure la qualité et la traçabilité.

Le métier de mareyeur comprend trois fonctions essentielles :

  • Une fonction technique : tri, allotissement, tranchage, filetage, conditionnement... Les établissements de mareyage sont devenus de véritables entreprises agro-alimentaires qui respectent des règles sanitaires strictes.
  • Une fonction financière : le mareyeur engage sa caution financière pour garantir la sécurité des paiements des pêcheurs et concourt de ce fait à la stabilité financière de la filière.
  • Une fonction commerciale : Le mareyeur s’approvisionne quotidiennement auprès des producteurs ou des importateurs. Il prépare et expédie les produits chaque jour afin de satisfaire les besoins des consommateurs.

En France, on compte environ 350 entreprises de mareyage, employant 5500 salariés et réalisant un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros. 120 entreprises de mareyage exercent leur activité sur le littoral breton.

A Lorient, la majorité des mareyeurs sont membres de L'AAPPPL, l’Association des Acheteurs des Produits de la Pêche du Port de Lorient. L’association accueille aussi des mareyeurs de Concarneau et du Guilvinec qui interviennent au port de Keroman. Le mareyage lorientais représente 510 emplois directs, pour une vingtaine d'entreprises de marée. Leur taille est très variable, de 2 à 200 employés. Outre les mareyeurs, des poissonniers et des exportateurs interviennent au port de pêche de Lorient, ce qui représente environ 160 acheteurs sous criée. L’AAPPL est membre de l' ABAPP, l’Association Bretonne des Acheteurs des Produits de la Pêche, dont le siège est à Quimper. Elle adhère aussi à l' UMF (Union du Mareyage Français) dont le siège est à Paris. Egalement représentant de la filière aval à Lorient, l’OPAM est l’Organisation des premiers acheteurs du Morbihan. Sur les 120 acheteurs de la criée à la pêche côtière, l’OPAM regroupe environ 80 adhérents (70 poissonniers et 10 grandes et moyennes surfaces), essentiellement originaires du grand ouest. L’OPAM a pour mission de défendre les intérêts de ses adhérents, lors des conseils portuaires par exemple.

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