Le Naoned a été inauguré à Lorient

lundi, 27 novembre 2017

Opérationnel depuis le mois d’octobre, le Naoned a été formellement inauguré samedi 25 novembre au port de Lorient-Keroman. Ce chalutier-senneur de 23,40 mètres a rejoint la Scapak, société détenue à 80% par l’Armement à la Pêche Artisanale de Keroman (Apak) et à 20% par la Scapêche (groupe Intermarché), avec le soutien du GPAL.

Construit en 1999, d’abord boulonnais sous le nom de Gloire à Marie III, le Naoned a été totalement réaménagé, ce qui a nécessité 8 mois de travaux. Au total, l’investissement avoisine les 2 millions d’euros.

Le navire est désormais le plus grand chalutier à la pêche artisanale de Lorient. Il travaillera à la senne danoise sur des marées de 2 jours, ciblant -au-delà de la bande des 12 milles des espèces comme l’encornet, le rouget ou la seiche. « La senne danoise présente deux avantages principaux : la fraîcheur et la qualité des captures, ainsi qu’une moindre consommation de carburant », souligne Eric Guygniec, le patron de l’Apak.

Le Naoned travaillera également au chalut de fond pour cibler le merlu, et au chalut pélagique pendant la saison du thon. L’équipage de six matelots sera dirigé par Yohann Madiot, 31 ans, qui patronnait jusque là Le Dolmen, un autre chalutier de l’Apak. C’est d’ailleurs à Yohann Madiot que l’on doit le nom du nouveau bateau, puisqu’il a souhaité le baptiser du nom de sa ville natale -Nantes- en breton.

2017 est donc une excellente année pour Keroman puisque trois bateaux neufs -un caseyeur et deux chalutiers- avaient déjà rejoint le port lorientais, et d’autres nouveaux bateaux sont attendus en 2018 et 2019. Comme le rappelle Olivier Le Nézet, président du Comité Départemental des Pêches Maritimes du Morbihan : « L’arrivée de nouveaux navires prouve que, contrairement à ce que disent les oiseaux de mauvais augure, la filière Pêche professionnelle se porte bien. On n’investit pas deux millions d’euros si on n’a pas confiance en l’avenir. Maintenant nous avons besoin d’attirer des jeunes vers le métier pour travailler sur ces bateaux, et nous avons besoin de quotas à la hausse pour que ces navires puissent exercer pleinement leur activité ».

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