Comité Départemental des Pêches Maritimes et des Elevages Marins du Morbihan

Résultats très encourageants pour le semis de coques en Petite Mer de Gâvres

mardi, 03 février 2015

Trois mois après le semis de coques en Petite Mer de Gâvres, les observations effectuées par la chargée de mission scientifique du CDPMEM56 et un pêcheur professionnel sont des plus encourageantes. En effet, le taux de survie des juvéniles est d’environ 65%. Un chiffre élevé puisque, pour des réensemencements comparables, la littérature scientifique relève des taux de survie à 3 mois entre 7% et 70%. Le semis en Petite Mer de Gâvres se situe donc dans la fourchette haute des études.

Par ailleurs, la taille des juvéniles a déjà légèrement augmenté ; la biomasse des coques aujourd’hui est donc proche de celle semée le 30 octobre dernier. Au demeurant, dans un souci de rigueur scientifique, le calcul du taux de survie n’a été effectué que dans la zone du réensemencement. Or la présence de coques a été observée autour de cette zone ; le taux de survie des juvéniles est donc certainement supérieur au pourcentage annoncé. A partir du moment où les coques sont présentes en masse, on peut considérer que le semis a pris.

Ces résultats encourageants prouvent que les craintes exprimées par certains avant le réensemencement –si le CDPMEM56 peut les comprendre- étaient largement infondées et excessives.

Bien évidemment, les résultats d’aujourd’hui ne préjugent pas de l’avenir ; des facteurs environnementaux hexogènes (comme un excès d’eau douce suite au lâcher du barrage de Guerlédan) peuvent toujours menacer le succès de ce réensemencement.

Le Comité Départemental des Pêches Maritimes et des Elevages Marins du Morbihan tient à rappeler l’importance qu’il accorde aux enjeux en Petite Mer de Gâvres susceptibles d’impacter la pêche, particulièrement la qualité de l’eau.

Pour mémoire : Le 30 octobre dernier, à l’initiative du CDPMEM56, 20 millions de naissains de coques ont été semés en Petite Mer de Gâvres dans un périmètre de 6000 m². Cette opération –réalisée avec le soutien des pouvoirs publics et la caution scientifique de l’Ifremer- vise à redynamiser le principal gisement de coques dans le Morbihan, confronté depuis plusieurs années à une inquiétante diminution de la ressource, mettant en péril la survie financière de nombreuses entreprises de pêche à pied. La zone du semis représente moins de 3% de la Petite Mer de Gâvres ; elle restera fermée à la pêche à pied (professionnelle comme récréative) jusqu’en avril 2016, puis sera rouverte au bénéfice de tous.

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