Reprise des études pour l’implantation d’éoliennes flottantes

lundi, 28 juillet 2014

La société Nass&Wind s’étant retiré du dossier en décembre 2013, c’est désormais DCNS qui pilote le projet d’implantation d’éoliennes flottantes entre Groix et Belle-Île. Un changement d’opérateur qui est également synonyme de reprise des études de faisabilité. Ces études sont d’autant plus nécessaires que, si la zone d’implantation des futures éoliennes reste la même, le corridor d’acheminement des câbles vers le continent a enfin été défini. L’atterrage devrait se faire à Lorient (et non pas vers Etel comme cela avait un temps été envisagé) si le résultat des études est positif.

Offshore-Windpark Lillgrund - Serviceschiff auf dem Weg zum Windpark / Lillgrund Offshore Wind Farm - Service ship en route to the wind farmLe calendrier du projet se veut désormais plus précis. Dès la mi-août, des études géophysiques vont être menées pendant trois semaines grâce à des sondeurs multi-faisceaux embarqués à bord d’un catamaran de 12 mètres. L’objectif est de confirmer les études précédentes quant à la hauteur d’eau, la nature des fonds, l’épaisseur de la couche sédimentaire ; cela aussi bien sur le site où seront implantées les éoliennes que le long du corridor d’acheminement des câbles. Puis début septembre commenceront des mesures de houle et de courant ; mesures qui dureront 6 mois pour la houle et 3 mois pour le courant. Un courantomètre sera donc posé au fond et une bouée houlographe sera installée sur le site.

Des études environnementales doivent également être menées. Ainsi la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) et l’association Bretagne Vivante vont recenser la population avifaune (c’est-à-dire l’ensemble des espèces d’oiseaux) sur place. Les pêcheurs ne doivent donc pas être surpris s’ils croisent un bateau d’où sont réalisées des observations à la jumelle, cela 2 jours par mois pendant un an à compter du mois d’août. De même, des hydrophones vont être posés sur le fond afin d’identifier l’éventuelle présence de mammifères marins. Les données de ces hydrophones seront relevées tous les trois mois pendant un an. Enfin un bureau d’études doit être prochainement désigné pour réaliser des enquêtes quant à la ressource halieutique. Les pêcheurs pourront donc être sollicités afin d’accueillir à leur bord des observateurs.

DCNS assure que « la pose des matériels sur la zone se fera en concertation avec la profession ». De son côté, le Comité Départemental des Pêches Maritimes du Morbihan reste attentif à défendre les intérêts de la filière dans ce dossier, comme il l’a toujours fait au demeurant. Point positif : le site d’implantation des 8 éoliennes flottantes est bien la zone de moindre contrainte pour la pêche qui a été approuvée par le Conseil du CDPMEM56 du 12 octobre 2013. Quant au câble d’acheminement vers le continent, il sera ensouillé, ce qui devrait limiter l’impact pour la pêche. Bien évidemment les conditions d’acceptabilité de la zone que le CDPMEM56 avaient définies restent valables, notamment que les éoliennes soient serrées au maximum pour limiter la surface occupée, que les navires puissent faire route (sans action de pêche) entre les machines, qu’une signalisation efficace des éoliennes soit prévue.

DCNS espère que ce site pilote de 8 éoliennes sera opérationnel au dernier trimestre 2018. Sa capacité devrait être de 50 mégawatts.

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