Comité Départemental des Pêches Maritimes et des Elevages Marins du Morbihan

FEAMP : des crédits en hausse pour la pêche française

mercredi, 18 juin 2014

369 millions. C’est la somme que va recevoir la France d’ici 2020 pour mettre en œuvre la nouvelle Politique commune de la pêche (PCP) dans le cadre du FEAMP, le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche. Ces 369 millions seront consacrés au développement durable de la pêche et de l’aquaculture. Une enveloppe en augmentation puisque dans la précédente PCP (2007–2013) l’Union européenne avait octroyé seulement 216 millions à l’Hexagone. En outre, à cette somme s’ajoutent 66 millions pour la collecte des données, 56 millions pour le contrôle des pêches, 4,7 millions pour l’aide au stockage (l’adaptation au « zéro rejet » donc) et 5,3 millions pour la politique maritime intégrée.

DSC_1476 [1024x768bis]Le secrétaire d’Etat chargé de la pêche, Frédéric Cuvillier, s’est félicité de cette hausse des crédits européens : « Les montants attribués à la France viennent reconnaître l’importance de notre secteur Pêche et Aquaculture au sein de l’UE. Le FEAMP permettra d’accompagner, dans toutes ses composantes, les évolutions du secteur de la pêche et de l’aquaculture dans une démarche de durabilité pour atteindre les objectifs ambitieux de cette réforme, tout en veillant au maintien du tissus économique de la filière ».

Même satisfaction du côté du Comité National des Pêches dont le président, Gérard Romiti a déclaré : « La dotation accordée à la France permettra à la pêche de relever ses défis. Cette augmentation substantielle des fonds laisse présager de nombreuses possibilités de développement de projets notamment axés sur la recherche appliquée à la pêche et le soutien aux entreprises ». Pour sa part, le député européen Alain Cadec a souligné que « Ce nouveau fonds, fruit de trois ans de travail entre le Parlement, la Commission et les Etats membres, permet d’investir dans la compétitivité et la durabilité des pêcheries ».

Cependant il reste encore plusieurs étapes pour que ces crédits se transforment en actions concrètes. La France va désormais devoir présenter à l’UE son plan pour l’utilisation de ces fonds. Elle a jusqu’à l’automne pour rendre sa copie. A ce niveau, les régions vont jouer un rôle-clé puisqu’elles auront autorité pour gérer de nombreuses mesures ; ce plan d’action va donc être défini en étroite concertation avec elles. La Bretagne est évidemment au premier plan, non seulement parce qu’elle est la 1ère région française pour la pêche, mais aussi parce que le président du Conseil régional, Pierrick Massiot, est le référent pêche au sein de l’Association des régions de France.

Le premier comité Etat-régions –au cours duquel les orientations stratégiques du FEAMP doivent être définies- aura d’ailleurs lieu le 9 juillet sous la présidence de Frédéric Cuvillier et de Pierrick Massiot. Des scientifiques, des professionnels de la pêche et des représentants des acteurs socio-économiques, seront associés aux travaux du comité Etat-régions.

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