Comité Départemental des Pêches Maritimes et des Elevages Marins du Morbihan

Programme REDRESSE : pour une sélectivité économiquement viable

lundi, 07 avril 2014

La nouvelle Politique commune de la pêche (PCP) prévoit la mise en œuvre du « zéro rejet » pour les espèces sous quota entre 2016 et 2019. Trois principales exceptions sont cependant prévues : pour les espèces à fort taux de survie ; pour celles qui constituent inéluctablement des prises accessoires ; et de 7% à 5% des espèces sous quota s’il est démontré qu’une meilleure sélectivité est très difficile ou engendre des coûts disproportionnés.

mesureLa PCP exige des preuves scientifiques de cette sélectivité difficile et de ces coûts excessifs. C’est là que le programme REDRESSE (REDuction des REjetS et amélioration de la SElectivité) intervient. Prévu à l’échelle du golfe de Gascogne, son objectif –après avoir rappelé les efforts déjà consentis par les professionnels en termes de sélectivité et donc les marges de manœuvres possibles- est de trouver des solutions techniques afin de réduire les rejets (en limitant au maximum l’impact sur les captures commerciales) tout en tenant compte du coût de ces solutions pour que l’activité reste économiquement viable. Bref : toujours mieux trier sur le fond pour toujours moins trier sur le pont.

Le maître d’œuvre du programme est l’AGLIA. Sa mise en place va se dérouler en trois étapes entre 2014 et 2015 : d’abord des enquêtes auprès des patrons pêcheurs afin d’obtenir leur avis sur les rejets (saisonnalité, zone de pêche, type d’engin utilisé…) et sur les solutions techniques envisageables pour les réduire. Puis des tests en mer des nouveaux engins de pêche envisagés (avec indemnisation financière pour les navires volontaires). Enfin une étude de l’impact socio-économique de ces nouveaux dispositifs à l’échelle de la flottille.

Outre améliorer la sélectivité des engins de pêche et développer des techniques à un coût acceptable pour la profession, REDRESSE permettra également d’obtenir des données sur la sélectivité validées scientifiquement par l’IFREMER, partenaire du projet chargé de l’analyse des résultats. S’il prouve qu’il est impossible d’augmenter la sélectivité à un coût acceptable, le programme REDRESSE permettra peut-être  d’obtenir des dérogations au « zéro rejet ».

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