Comité Départemental des Pêches Maritimes et des Elevages Marins du Morbihan

Réunion finale du projet expérimental UEGC Grande Vasière

mardi, 10 décembre 2013

Réunion finale du projet expérimental « UEGC Grande Vasière »

La  plate-forme de concertation pour la Grande Vasière s’est tenue à Nantes le 10 décembre 2013.

Etaient présents : Thierry EVAIN (patron de chalutier au Croisic ; président de la plateforme UEGC Grande Vasière), le CRPMEM de Bretagne, le CDPMEM56, le CDPMEM29, ANOP (association nationale des organisations de producteurs), Pêcheurs de Bretagne (OP), CCR-Sud, Université de Nantes, Ifremer, WWF, ViaAqua (bureau d’études), Aglia, CNPMEM

Excusés : Corepem, CRPMEM Poitou-Charentes, Planète Mer

Le port de Lorient étant le premier port français pour la langoustine vivante, le CDPMEM56 est particulièrement intéressé par le projet que représente cette UEGC.

 

La démarche initiale UEGC (unité d’exploitation et de gestion concertée), issue du Grenelle de la mer, était de proposer des outils pour une gestion à long terme de la pêcherie « Grande Vasière » ; l’objectif étant de formuler des propositions visant à améliorer l’activité de pêche (aspects halieutiques et marché) et son impact sur l’environnement dans une démarche concertée et selon une approche écosystémique. Plusieurs groupes de travail ont été mis en place : définition de la pêcherie, connaissance des aspects socio-économiques de la pêcherie, connaissance du marché, connaissance du milieu marin, connaissance de la ressource, ébauche d’un plan de gestion à long terme.

 

Groupe de travail 1 : 235 navires géolocalisés et 454 non-géolocalisés travaillent sur le périmètre de la Grande-Vasière. Il n’a pas été possible de coupler les différents systèmes d’informations existants (Ifremer, Valpena…), aucun accès à la donnée, il faut absolument pouvoir travailler ensemble.

Groupe de travail 2 : La Grande Vasière concentre 60% du chiffre d’affaires du Golfe de Gascogne pour l’ensemble des métiers qui y travaillent. Globalement, la santé financière des entreprises de pêche sur ce secteur est bonne à 80%. Ce périmètre est donc créateur d’emploi. Les freins à ce développement sont la possible diminution des quotas, ainsi que l’âge moyen des navires (24 ans) qui fait que le modèle économique d’aujourd’hui n’est pas pérenne. Une étude de valorisation du marché a donc été lancée. Les constats-clés sont que la consommation de langoustines vivantes de la Grande Vasière est concentrée géographiquement, que les consommateurs sont âgés et que la demande est en recul au niveau des mareyeurs. Ce produit est en concurrence directe avec la langoustine écossaise qui arrive en meilleur état de conservation sur le marché français. Trois axes de travail ont été étudiés : ajuster les volumes, augmenter la qualité des produits, augmenter la demande en multipliant les opérations de communication. Ces deux rapports d’étude sont disponibles sur demande.

Groupe de travail 3 : La conclusion de ce groupe est que très peu de données sont disponibles sur le milieu marin. L’Ifremer aimerait faire participer les professionnels qui sont en permanence sur le terrain, pour permettre des observations en temps réel.

Groupe de travail 4 : Les suivis de la langoustine du Golfe de Gascogne par l’Ifremer sont menacés en raison d’un manque de financement de ces campagnes. Les membres ont proposé de créer un groupe de travail « évaluation du stock » à la suite des débats.

Le bilan de ces deux ans de concertation est mitigé. Beaucoup d’objectifs ont été menés à bien, mais le projet reste théorique et manque de réalités de terrain. Tous les acteurs présents étaient d’accord sur le fait de considérer ce travail comme une large anticipation de ce qui va devoir être mis en œuvre dans la prochaine Politique Commune de la Pêche.

Les résultats des travaux seront remis officiellement à la Direction des Pêches Maritimes dans les plus brefs délais par Thierry EVAIN (président de la plateforme UEGC Grande Vasière), ainsi qu’à la Commission Golfe de Gascogne, espèces démersales, du Comité National des pêches et au Comité Consultatif régional du Sud-Ouest (CCRSO).

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